Entre mer et vallée

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Salutations. On étouffe un peu en ce moment, dans les grandes villes, pas vrai ? Rien de tel qu’une petite marche au milieu de la nature pour se ressourcer et s’inspirer. C’est ce que cet article voudrait proposer : une simple promenade, une contemplation singulière, avec des photos signées Greg et des textes de Rose, pour oublier un peu le quotidien. Nous avons visité la Normandie, une région calme, tranquille, entre la mer et la vallée, où nous avons pu mieux respirer l’espace de quelques jours. L’idée est de vous faire partager cette sensation qui nous a envahie alors que nous nous baladions sous les arbres et au bord de l’eau : une certaine sérénité, un amour de la nature, et un regard différent sur les choses et sur le monde. Des images et des mots qui prennent le temps de s’arrêter pour capturer les détails, pour aborder la vie sous un nouvel angle… celui de la patience et des instants éphémères.

 

La vallée s’étendait paisiblement, et je songeais à quel point on oublie vite à quoi ressemble un horizon dégagé.

« Les arbres sont monde. Les arbres sont vie. Les arbres sont silence. Les arbres écoutent. Ils sont mon univers, pour quelques secondes, pour quelques instants encore. Je leur déclare que je les aime. Leurs feuilles, leurs longues branches sous le ciel blanc et gris, le clair-obscur, leurs troncs solides et immobiles. Apaisement. Je ne serai jamais seule. Pourvu que nous écrivions toujours ensemble à l’ombre de ces géants paisibles. Ça me suffirait. Le bonheur n’aurait pas besoin d’être un si puissant sentiment. Il serait tranquille. Comme cette après-midi. »

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Le sous-bois cache des merveilles qui ne sont visibles qu’aux yeux les plus attentifs.

« Je voudrais encore la nature tout autour de moi, les arbres, le vent, le soleil, les oiseaux. Puis, je crois, l’ombre dansante des feuilles, un tronc solide pour appuyer mon dos, et un crayon dans la main, les mots dansant sur le papier de mon carnet. Être libre. Que la notion de temps n’existe plus pendant au moins cette journée. Les racines m’ancreraient dans le sol mousseux et je ne bougerais plus jamais. La vie serait tout autour de moi, cependant, et je l’observerais avec le sourire des vieux arbres qui savent que le monde continuera de tourner. »

 

Les rivières et les maisons typiques appellent à la contemplation et au repos.

« Normandie. Région de bois, de chaume et de rivières. Tranquillité. Tradition. Les vaches, les vieilles bâtisses et la vallée. Repos. Odeur d’huile, de poutres et de peinture. Cette impression qu’on respire mieux sous les arbres… Mais ce n’est sûrement pas qu’une impression. Le paysage est vivant ici, et il possède cette sagesse dont seuls les véritables endroits à l’épreuve du temps peuvent se prévaloir. L’Histoire respire dans ces villages sans histoire. On y découvre des traces que les hommes ont laissés dans leurs folles conquêtes et qui, nous le comprenons, ne peuvent détrôner la nature. »

 

Une ruine qui s’élève sur la plus haute colline, et interpelle l’étranger : « Vois ce que signifie l’éphémère. »

« De roche, d’arbres et de ciel. Le monument s’élève, silencieux, tandis que nous gravissons la colline. Il appelle d’autres temps et d’autres lieux que nous ne connaîtrons jamais. Que pouvons-nous contre l’avancée éternelle du monde ? Que sommes-nous face à nos propres faiblesses ? Les questions n’ont pas de réponse, je crois que je commence à le comprendre. Il suffit de poser la paume de la main sur la pierre centenaire pour le ressentir. Et avec lenteur, j’apprends à accepter le temps qui passe. »

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Comme dirait si bien une certaine personne : « La porte est en dedans. »

« Je me suis rendue au bord de l’eau. Tout me semble si calme ici. Les oiseaux chantent souvent. Vagues de bleu dans l’immensité blanche de la feuille. Je n’aspire qu’à une vie paisible loin de la ville. Loin des transports. Du métro assourdissant. De l’air irrespirable. Si je lève les yeux vers le ciel, puis-je croire ne serait-ce qu’un instant qu’un rêve viendra ? Puis-je trouver enfin ma place ? Le soleil n’a pas de réponse pour moi… Peut-être la lune en aura-t-elle. »

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Il suffit que tu Respires. Et ça c’est pas rien de le dire.

« Le ciel bleu se colore de nuances cuivrées sur les coins des nuages. Bientôt, il sera temps pour moi de rentrer. Une mouette est venue me saluer, ce soir. Son cri rauque a porté des nouvelles du monde. J’ai hoché la tête, et je l’ai regardé repartir. Rien que d’évoquer le souffle du vent, la caresse des étoiles, le parfum de la nuit, c’est déjà vivre. N’est-ce pas ? Si je les rappelle à moi, si je les évoque par leur nom, alors elles deviennent partie de ce que je suis. Et l’univers est à sa place. »

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