NaNo Rebelle : L’émulation sans pression.

Il y a quelques jours débutait le NaNoWriMo, un marathon d’écriture que Pamiel vous expliquait ici.

Mais aujourd’hui je vais vous parler du Nano en tant que personne qui ne fait pas le NaNo. Parce que même si vous n’avez pas envie d’écrire un roman, si quelqu’un à côté de vous le fait vous aurez du mal à rester totalement hermétique… Et au final, ça reste une très bonne manière de se motiver à faire plein de choses. La première fois que j’ai découvert le nano, c’est justement par l’auteure que vous lisez le plus ici, Pamiel et sa passion pour l’écriture. Je fis un petit reportage audio, aujourd’hui disparu dans les limbes de mon ancien ordinateur (rip in peperonni). Participant à l’aventure en tant qu’observateur, je fus vite pris d’envie de les rejoindre dans leurs combats de claviers et discussions sur la manière d’utiliser les boyaux d’un cheval. C’est ainsi que je devins un « NaNo rebelle ».

Une catégorie de personnes, un peu à part qui n’ont pas pour but d’écrire un roman mais profiteront de l’émulation de l’événement pour remplir tout un tas de projets avec des mots. Je l’ai d’abord utilisé pour écrire le-dit reportage, discutant avec tous les auteur.e.s venus aux différents Write-in et nuits blanches, puis me mis vite à dériver pour écrire d’autres choses. D’abord d’autres articles, juste pour comprendre ce qu’ils faisaient, le fait d’écrire à heure fixe ou lors de marathon. Puis je me pris au jeu et me (re)mis à le de la fiction pure et dure. Fouillant dans mon passé d’enfant, je déterrais des personnages disparus, des histoires inachevées et un univers incomplet.

Depuis, même si je n’ai jamais vraiment fait le NaNoWriMo dans les règles de l’art, j’ai écrit. Des bouts de nouvelles, des scènes, des scénarios, des articles et des réflexions. Emporté par le mouvement, j’ai suivit leurs règles et leur mode de vie un peu particulier à chaque novembre. C’est comme ça que je suis devenu officiellement un NaNo rebelle.

Car le NaNo force le mouvement. Bien sûr il y a le côté « course » avec soi-même (et les autres, ne le cachons pas). Mais surtout il y a les interminables discussions, le recours aux autres qui permet de développer ses idées d’une autre manière que ce que l’on voulait. Il suffit aussi d’avoir une question (parfois très technique) pour avoir une réponse ou des pistes quasi instantanément. Autant sur le groupe que lors des soirées et rencontres.

Les gens

sont une source

de connaissance

inépuisable.

En plus de ça, il ont pour la plupart développés un avis critique mais sans juger. Que tu donnes dans le polar, la fantasy, le roman-documentaire, ils liront tout et donneront un avis concret qui aidera à connaître ses points forts et ses faiblesses. Mais ils seront toujours, toujours un soutien, tant que ton but est de créer quelque chose qui se lit.

Après deux ans de participation assez active, avec pour l’un un projet de nouvelles et l’autre un scénario, j’ai décidé cette année de me mettre en retrait, ne pas choisir de projet du tout. Pourtant j’écris encore ces lignes lors d’une Word War avec Pamiel ! Car l’émulation provoquée en en novembre continue de me toucher et de m’attirer. Déjà parce que je n’ai pas trop le choix, pour soutenir Pamiel et son projet forcément cool. Mais aussi parce que c’est toujours l’occasion de se lancer dans l’écriture de tout et n’importe quoi (souvent de n’importe quoi vous en conviendrez), que ça soit pour avancer dans mon boulot de tous les jours, des articles pour ce site ou des bribes de mon univers d’écriture.

À ce titre, je me considère encore comme un Nano rebelle. Un NaNo rebelle du bout du fond de la salle, celui qui se balance sur sa chaise à côté du radiateur en regardant par la fenêtre, mais un NaNo rebelle quand même.

Et au final, même si l’objectif du NaNo c’est de vous faire écrire un roman, bah c’est avant tout de vous faire écrire, et pour le coup c’est réussi car c’est souvent en novembre que je suis le plus productif sur mon clavier. Alors certes, ma chère Pamiel disparaît pour ne plus être que café chaud et bruit de clavier, mais c’est un bel événement, qui encourage la culture, la création, peu importe votre niveau ou vos défauts.

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