LastMan #10 : Punch, Pop, pulp.

C’est l’histoire d’un monde féerique, paisible, d’un pays médiéval bercé de magie, de bons sentiments et de valeurs chevaleresque. C’est aussi l’histoire de grosses tatanes, de tournois et d’héritage. Enfin c’est également l’histoire de motos volantes, de drogues et de mafias.

Last Man c’est tout ça et tellement plus.

À la juste limite entre comics, manga et franco-belge, Balak, Sanlaville et Vivès nous offrent un récit bourré d’action explosif et de scènes d’émotion bien placées.

Mais tout ça c’était avant. Aujourd’hui on en est au dixième tome, beaucoup de choses ont changé, beaucoup de gens ont changé. Attention, spoiler ahead (« divulgacheage » en vue).

Le petit Adrian Velba a bien grandi depuis la mort de sa mère. Il a refait sa vie dans le monde torturé d’où était originaire Adlana. Richard justement a été libéré de prison avec l’aide de Katana, son ex petite amie/ex bimbo/ex junkie/ex popstar devenue maire de Paxtown, et avec le soutien de Jensen, ancien maître de l’école du chêne. Ensemble ils ont fait tomber des pirates du ciel, sauvé Elorna, retrouvé Adrian, et cherchent maintenant un moyen de retourner dans la vallée des rois, au prise avec une dictature instaurée par le seigneur pour les « protéger » de la reine Iguane.

Voilà ça c’est pour le contexte.

Mais c’est pas l’épisode où le contexte va le plus compter justement.

Dix, c’est un nombre symbolique. Et que ça soit volontaire ou pas, cet album est plein de symboles.

 

Comme l’annonce la couverture c’est l’heure des statues, des histoires et du passé qui en découle. C’est aussi l’heure des confessions (pour le lecteur) sur Marianne, la mère si bienveillante et charmante, qui a su se montrer badass jusqu’à la mort. Dans ce tome, on va découvrir son enfance, ses secrets, ses blessures aussi, qui nous apprendront pourquoi cette belle blonde semblait toujours connaître la solution, quelque soit le problème.

Pour la mise en scène, les dessinateurs ont choisit de changer de style, laissant les traits rebondis pour des flous et petits points comme des impressionnistes au pays des manga. Et ça colle parfaitement à l’esprit « historique » de l’album, revenant aux dessins plus classiques dans les quelques passages au présent, mais s’abandonnant au côté rêveur, cotonneux de la pensée pour nous conter le passé.

De cet album, il sort la nostalgie d’un monde que l’on ne connaît pas. Un flot d’émotion constant qui rend peut être cet album moins drôle ou moins badass que les précédents, mais qui touche avec la même efficacité que d’habitude. Ce tome de « transition » pose les bases du prochain arc narratif. Celui de la baston dans la vallée des roi, des scènes d’explosions et d’epicness à profusions. Le calme avant la tempête en soit… et quelle tempête qui nous attend.

LastMan tome 10, disponible aux éditions Casterman.

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