Feel good folk : Cocoon’s « Welcome Home »

J’ai un penchant pour le folk. Non vraiment j’ai un gros penchant pour tout ce qui est à base de guitare sèche, carillon, bruit de vent et clavier un peu kitch… Dans mon éducation Rock « à l’ancienne », c’est un peu un écart, mais comment résister à de petites pépites comme Cocoon, qui revient avec un nouvel album : Welcome Home.

Et pourtant j’étais réticent avant de l’écouter… Car pour moi Cocoon c’est ça :

Alors quand je me suis renseigné sur ce nouvel opus, j’ai tout de suite découvert que la chanteuse, Morgane Imbeaud, ne participait pas à l’album, que seul restait Mark Daumail… Je pensais que ça ne serait pas pareil, pas vraiment Cocoon… Et je me suis TELLEMENT trompé… Welcome Home est du Cocoon en pleine puissance, en plein dans ta face même.

Petite guitare, effets rigolos, chœurs tout doux et légères percutions, ce premier single est parfaitement dans l’esprit des précédents succès du groupe ! L’album, lui, est plus varié et ne se cantonne pas qu’à une pop folk joyeuse. Parfois rock, Soul ou plus mélancolique, les instrumentations varient avec les styles. L’album a été écrit dans des conditions familiales dures, cela se ressent tout au long de Welcome Home, et c’est peut-être ça la vraie réussite. On sent, on comprend et on s’approprie cette douleur. Et pourtant on tient bon, car la musique est là pour nous porter, nous relever, nous donner le sourire même dans les moments sombres. On sent la progression tout au long des douzes titres de l’album, joyeux sur les premiers morceaux, puis plus lent, presque contemplatif au milieu, comme au creux de la vague. Avant de retrouver du pep’s vers la fin, rappelant que le soleil est toujours présent derrière les nuages.

 Je vous disais tout à l’heure que Mark Daumail se retrouvait tout seul sur cet album, mais ce n’était pas tout à fait vrai, car si la chanteuse habituelle a préféré ne pas rempiler, l’auteur, compositeur et interprète restant a fait appel à  Matthew E. White pour arranger tout ça, s’occupant des cuivres, des chœurs et des cordes, donnant même de la voix sur l’un des morceaux. Le folk « à l’européenne » prend alors des airs de folk américain, on se croirait presque dans le bayou, à regarder le marais assit sur une chaise en osier…

Mais pas besoin de voyager jusqu’aux Etats-Unis pour apprécier l’album. Ce troisième opus est définitivement différent. Dans le ton, le style, la manière de faire. Mais avec Cocoon, il reste une chose, à l’écoute, inchangée depuis près de dix ans : le plaisir.

Gryfen Greg.

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