Undertale (Name the fallen human).

Howdy ! Alors les enfants, laissez-moi être brève, courte et expéditive sur cette entête d’article : ceci est la version sans spoil, (plus ou moins) objective et pour novices d’un prochain article futur sur ce jeu, qui sera TRÈS LONG, PAS DU TOUT OBJECTIF et REMPLI DE SPOILS. Oui, vous pouvez vous en douter, je suis tombée dans la marmite Undertale depuis toute petite plus ou moins récemment et je n’avais qu’une hâte depuis la création de ce blog sur la pop-culture, les jeux vidéos, l’imaginaire et tout le reste : parler d’UNDERTALE, mon amour un jeu indépendant disponible sur Steam pour la modique somme de 9,99$. Entièrement conçu par une seule personne (TOBY, the annoying dog), ce mélange de tour-par-tour, de jeu de rôle et de shoot ’em up, entièrement en anglais, est né en septembre 2015 avec l’aide d’un kickstarter et d’un peu d’huile de coude. Pour notre plus grand plaisir, bien entendu.

Le pitch est assez simple. Autrefois, monstres et humains vivaient ensemble à la surface, en harmonie. Puis une guerre a éclaté. Les hommes ont remporté la bataille, et ont enfermé, à l’aide de leurs plus puissants mages, les monstres sous la montagne, qu’ils ont ensuite scellée avec une barrière que seule une âme humaine pouvait franchir. Prisonniers de l’Underground, les monstres ont fait ce qu’ils ont pu pour survivre, se créer une société et garder espoir malgré leur situation. Et des années plus tard, au pied du Mt. Ebott, un enfant décide de grimper la montagne dont on dit qu’on ne revient jamais, et une chute le fait tomber droit dans la tanière des monstres.

C’est ici que vous prenez les rênes, et que vous pouvez décider du nom de ce petit humain tombé sous terre. Under-tale, get it ? Toby fox lui-même recommande de nommer le personnage avec son propre nom, pour plus d’immersion dans l’histoire.

Outre les (vraiment) pauvres graphismes, qui sont pourtant particulièrement attachants et mignons à partir d’un certain point, le jeu repose sur un mécanisme ultra-simple : chacune de vos actions, de vos choix, ont un impact sur l’univers et sur les personnages qui y vivent, modifiant leurs réactions à votre égard en fonction de ce que vous décidez de faire. Les monstres peuvent donc être attaqués (par le bouton FIGHT), en sachant qu’eux n’hésiteront pas à vous sauter dessus, ou bien épargnés (par le bouton MERCY et après avoir interagi avec eux avec ACT), ce qui vous rendra vulnérable à leurs assauts mais débloquera bon nombre de scènes adorables.

La vraie perle de ce jeu, c’est que tous les personnages se souviennent de vos actions, même longtemps après. Les possibilités sont vraiment nombreuses. Les fans anglais ont définis trois « voies » principales qui se déclinent en autant de sous-chemins : Pacifist, qui consiste à épargner tous les monstres, Genocide, à les tuer tous, et Neutral, à tenter de s’en sortir tant bien que mal. Chacune des trois voies, et surtout la Neutral, possède des scènes, des dialogues et des interactions différentes en fonction de vos agissements. Et il est possible de toutes les tester : puisque le jeu permet, en plus de la fonction « continue » classique, d’effectuer un Reset qui vous ramènera au début de l’histoire. Mais croyez-vous que les personnages auront alors tout à fait oublié ce que vous avez fait précédemment ? Ah… vous êtes bien naïfs.

Votre personnage principal, vous-mêmes, donc, n’êtes ni une fille ni un garçon et êtes désignés par tous les protagonistes par le pronom « them ». Cet aspect « no gender » vous permet de décider si vous préférez être l’un, l’autre, aucun ou les deux, et permet une meilleure immersion dans le jeu, encore une fois. Pièce par pièce, vous découvrirez un joyeux système de puzzles à résoudre et serez accompagnés, zone par zone, par les différents personnages principaux du jeu. N’oubliez pas de régulièrement consulter votre téléphone, source de dialogues supplémentaires qui apportent leur lot de bonheur à cette petite aventure.

Si vous n’êtes pas prêt à affronter le jeu, ou si vous n’avez pas assez de temps à y consacrer pour tester toutes les possibilités vous-mêmes, n’oubliez pas qu’un nombre incroyable de let’s play se trouvent facilement sur youtube.

Le système de combat est basé sur les réflexes du joueur, avec un cœur représentant l’âme du personnage que les monstres vont tenter de détruire, et qu’il vous faudra alors protéger par un seul moyen : fuir. les. balles. Il faut esquiver, bouger votre petite âme de façon réfléchie, et sachez que tous les monstres ont un pattern bien particulier qu’il vous suffira d’apprendre pour progresser dans le jeu. Les « boss fight » sont franchement passionnants, et parfois fichtrement imbuvables en fonction de la voie que vous avez choisi (je vous conseille de ne pas vous lancer tout de suite dans la génocide, même si ça paraît facile comme ça). Ne vous inquiétez pas si vous mourrez trop souvent, c’est normal, le jeu vous maltraite un peu, mais ça finira par passer, et puis les save points sont nombreux. N’oubliez pas de vous soigner, surtout en plein combat, en mangeant quelques bonnes choses, je conseille notamment aux débutants de prendre le temps d’acheter trois ou quatre sucreries aux araignées.

Si vous n’avez pas assez d’argent, avancez un peu dans les salles suivantes, épargner ou tuer des monstres vous rapporte parfois (souvent dans le deuxième cas) des golds que vous pourrez ensuite revenir dépenser joyeusement dans les toiles.

L’humour est présent de tous les côtés. Non, sérieusement. Je n’ai jamais vu un jeu avec autant de blagues pourries, de jeux de mots dignes des carambars et de situations totalement loufoques. Et je n’ai même pas compté tout les chiens. C’est pour dire. En revanche, il faudra vraiment bien comprendre l’anglais… Certains fans s’occupent d’une traduction française, et c’est très bien, mais cet humour bien particulier de Toby doit être, j’imagine, dur à retranscrire. En tout cas, c’est grâce à ce jeu personnellement que j’ai progressé, et je le recommande à quiconque pour non seulement améliorer son anglais, mais en plus pour se payer une bonne tranche de rire. Les personnages sont tellement attachants, et non, vraiment, ça n’a aucun sens, mais c’est génial.

Et puis, il y a la musique.

La musique, la musique, la musique. ❤

Ah, cette bande-son… Petite anecdote : Toby, le créateur, a d’abord composé tous les thèmes des personnages avant de créer le jeu. Et croyez-moi, lorsqu’on écoute leur soundtrack, on reconnaît vraiment chacun d’entre eux. Ils ont une âme, une particularité sonore vraiment sympa, et on ne compte plus les covers d’Undertale par des fans ou des moins fans. Certains ont même fini par connaître le jeu seulement à travers ses musiques, sans même y avoir jamais joué. Ne vous attendez pas à quelque chose d’orchestral  pour ce qui est de l’original (quoique), mais vraiment, fanmade ou pas, une fois que vous y aurez goûté, vous n’oublierez plus ces notes.

Enfin voilà, je pense que toute personne avec un minimum de capacité d’empathie (et d’humour) appréciera grandement Undertale pour les possibilités qu’il offre, autant en rires qu’en larmes. L’histoire met du temps à se poser, les graphismes ne sont pas dernier cri, et il vous faudra de la patience pour passer à travers les salles et comprendre le fonctionnement des combats et des monstres. C’est parfois assez frustrant de se retrouver devant le screen Game Over 150 fois, mais l’exploration du jeu et surtout, surtout, les dialogues des personnages sont exquis, et valent pour moi tous les efforts du monde. Alors accrochez-vous, et bon voyage sous la montagne ! Vous me direz si vous en êtes ressorti… plus déterminés.

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2 réflexions sur “Undertale (Name the fallen human).

  1. plumange dit :

    J’ai vraiment bien aimé ton article, tu arrives bien à expliquer comment jouer et le but du jeu sans spoil, bravo !
    On peut dire que c’est un vrai tu-TORIEL ! *Sans sors de mon corps !*

    J’avoue les traductions de blagues ne doivent pas être évidentes, bon courage aux traducteurs 😉

    Aimé par 1 personne

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